Conseil de Ville
Interventions
Crédit-cadre de 250’000.- pour l’extension du parc informatique des écoles primaire et enfantine
| Crédit-cadre de 250’000.- pour l’extension du parc informatique des écoles primaire et enfantine |
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| 29-06-2009 | |
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Il s'agit d'octroyer un crédit de 250'000.- pour ré-équiper les écoles de moyens informatiques.
Monsieur le Président, Mesdames, messieurs, Je ne suis pas tout à fait à l’aise pour parler de cet objet, puisque je suis également Parlementaire jurassien, et que l’on se trouve ici, typiquement dans une de ces situations, détestable pour un Conseiller de Ville, puisqu’il a l’impression qu’on lui force la main. En effet, l’impulsion vient du Canton. Mais admettons plutôt que c’est une excellente opportunité que nous offre le Canton grâce à son coup de pouce, grâce à ses subventions. Difficile en effet d’ignorer la place de l’informatique dans notre société. L’outil informatique est magnifique, simplificateur, presque enthousiasmant… pour autant que l’on sache s’en servir efficacement et que l’on sache également éviter les nombreux écueils qui jalonnent ce nouveau monde en pleine expansion, Internet, cette jungle en pleine « auto-régulation ». Je suis également un peu mal à l’aise car, aujourd’hui à cette tribune, je transgresse une règle de déontologie très stricte qui veut qu’un enseignant ne mélange en aucun cas profession et politique. Je le fais aujourd’hui parce que mon groupe me l’a demandé, bien sûr, mais également parce qu’il est bon de préciser ici l’utilisation future des ces ordinateurs. Premièrement, le monde informatique est un monde que la plupart des jeunes maîtrisent bien mieux que les adultes… Je ne connais pas beaucoup de domaine où c’est le cas. Eh bien, les enseignants ont fait d’énormes efforts de formation, mais pas seulement pour « faire aller » un ordinateur, mais également pour utiliser toutes les nouvelles technologies de communication, de l’appareil photo numérique à la vidéo, prise de son, en utilisant autant un traitement de texte qu’un logiciel de retouche d’images. Et c’est là la deuxième précision importante, l’informatique n’est pas une branche en elle-même. C’est un outil de travail… au même titre qu’un stylo, aurais-je envie de dire. On intègre l’utilisation de cet outil dans une leçon ordinaire. Par exemple, lors d’une leçon d’éducation visuelle, on utilisera un logiciel de création artistique. A ce propos-là, pour aider et encourager les enseignants, il existe un recueil d’activité pédagogique, en ligne sur Internet. Les activités étant triée par âge des petits degrés aux plus grands. La troisième précision, et à mon avis, c’est là, la preuve, réelle, mesurable, de la maturité du projet, je vous invite à la découvrir au fond de la page 2 du présent message, à la ligne : logiciels cantonaux 3'750.- . Pour qui a l’habitude de l’informatique, et on l’a encore vu dans les comptes communaux, cette somme est ridiculement dérisoire pour l’ensemble des logiciels des 150 nouveaux ordis. Comment l’expliquer ? De la manière suivante : par le recours systématique à des logiciels libres de droit, téléchargeable gratuitement sur Internet ! Ces logiciels sont autant efficaces que des payants, mais présentent l’avantage considérable d’être téléchargeable gratuitement à la maison ! L’enfant retrouvera donc à la maison les logiciels de l’école. Je conclurai en soulignant qu’introduire l’informatique à l’école est un vecteur de promotion de l’égalité des chances, entre ceux dont les parents se sont équipés et ceux dont les parents ne peuvent pas ou ne veulent pas s’équiper. Vous l’aurez compris, le Groupe socialiste soutiendra le crédit-cadre de 250'000.-, en suggérant toutefois au Conseil communal, lors du financement du crédit, de réduire l’amortissement de 10 ans à 5 ans, comme cela se fait habituellement pour du matériel dont la valeur se déprécie rapidement. Je vous remercie de votre attention, Sébastien Lapaire |